Armelle LC – L@ Dérive (the drift)

Armelle LC – L@ Dérive (the drift)

(Pop/World – paru le 10 février 2022)

En douze titres généreusement produits grâce à une équipe de musiciens et de producteurs tous aussi doués les uns que les autres, ce premier album marque un envol d’une grande qualité pour une artiste qui devrait trouver son public facilement.

J’apprécie beaucoup de recevoir de magnifiques albums à chroniquer, même si parfois le temps manque, certains sont tellement sublimes qu’il serait inconcevable de ne pas leur laisser de place dans mes colonnes. Voici donc le premier album de la chanteuse-harpiste bretonne Armelle LC sorti en février.

Après un premier EP « Ups and Downs » réalisé en 2011 et publié par un label japonais, cette talentueuse auteur-compositeur interprète a multiplié les collaborations et les participations à de grands festivals pour parfaire son style et accoucher de ce magnifique opus.

S’exprimant avec une voix d’ange en anglais et en français, sa plume se veut majestueuse sur une musique qui ne l’est pas moins. Abordant la thématique de l’Amour, de la rupture et de ses affres grâce à des textes très poétiques, l’artiste distille de nombreuses émotions dans sa voix sans jamais trahir son âme. Cela faisait quelques temps que mes enceintes n’avait pas eu autant de grâce traversant leurs hauts-parleurs.

Naviguant dans les eaux d’une musique celtique par essence mais subtilement agrémentée d’influences d’Extreme-Orient et de contrées exotiques de différents endroits du globe, l’instrumentation se veut riche en timbres du monde entier allant de timpani nigérianes à des tams-tams chinois en passant par des flutes, bols tibétains et batons de pluie indonésien. Habilement complété par des instruments plus conventionnels, les arrangements se veulent originaux et variés et participent à la profondeur du propos de l’artiste.

Comme si la musique ne suffisait pas à démontrer son immense talent, l’album est présenté dans un sublime digipack dont les illustrations sont issues de gravures, cyanotypes et pastels de Claudine Le Corre et Chantal Michot. En douze titres généreusement produits grâce à une équipe de musiciens et de producteurs tous aussi doués les uns que les autres, ce premier album marque un envol d’une grande qualité pour une artiste qui devrait trouver son public facilement. On lui souhaite le même destin que Cécile Corbel.

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