Ennio Morricone

Ennio Morricone

Il était une fois Ennio Morricone et pour quelques notes de plus…

Ennio Morricone a eu 91 ans ce 10 novembre 2019 et le responsable de la formidable collection discographique « Ecoutez le cinéma ! » au sein d’Universal musique France Stéphane Lerouge lui consacre un indispensable coffret de 18 CD que tous les Morriconiens attendaient pour résumer au mieux 60 ans d’une œuvre imposante aux richesses infinies, de sa fructueuse collaboration avec Sergio Leone en 1964 à 2015, avec Quentin Tarantino.

Si sa musique est éternelle, l’homme a quand même d’ores-et-déjà commencé de tirer sa révérence, en annonçant ce mois d’octobre, dans le quotidien Il messagero sa décision de ne plus composer de musiques de films après plus de 60 ans de carrière à la notable exception de son ami Giuseppe Tornatore, pour se consacrer aux seuls concerts qui lui permettent de rencontrer son public à travers le monde entier.

Plus de 500 musiques de films en 60 ans de carrière

C’est un homme dont chacun connait quelques notes de musique gravées dans sa mémoire cinéphile et mélomane, mais dont peu connaissent le nom et encore moins le visage, quoique certains se souviennent peut-être de ses portraits au dos d’albums où, avec ses inoxydables lunettes à écailles lui donnant des allures de professeur de mathématiques, il semblait dévisager d’un air sévère et ironique l’auditeur de ses immortelles partitions pour grand écran.

D’Il était une fois dans l’ouest à Cinéma Paradiso, en passant par Le clan des siciliens ou Mission, Ennio Morricone a composé plus 500 musiques de films et une centaine de partitions pour téléfilms en plus d’œuvres pour orchestre, symphonies ou concertos que ce travailleur acharné a réussi à trouver le temps d’écrire au cours d’une carrière d’une exceptionnelle longévité.

Si l’essentiel à savoir sur le Maestro a été dit dans la courte biographie que j’ai eu l’honneur d’écrire le 14 octobre 2003 sur le site d’Allociné et qui a été enrichie d’un dernier paragraphe depuis, l’œuvre de Morricone a de fait continué de s’enrichir de plusieurs partitions au premier rang duquel on trouve sa très remarquable et remarquée collaboration avec Quentin Tarantino, pour Hateful eight qui lui vaut son premier Oscar à l’âge de…87 ans, après 5 nominations sans succès et après un Oscar à la carrière en 2007 remis par Clint Eastwood.

18 CDs avec des classiques comme « Here’s to you » et « Chi Maï »

On se réjouira donc, après des compilations toujours limitatives par essence, de pouvoir enfin mesurer tout le génie de Morricone avec ce coffret de 18 CD, proposé par Stéphane Lerouge et qui sort un an après sa légendaire master class à la Cinémathèque française où le Maestro avait fait étape juste après ses 90 ans et à la veille d’un nouveau concert à Bercy. Quelle chance de l’y croiser, quelle émotion.

Du « Here’s to you » qu’il a fait chanter à Joan Baez dans « Sacco et Vanzetti » au « Chi Maï » choisi par Jean-Paul Belmondo pour « le Professionnel » (et Numéro 1 au hit-parade), en Italie, en France ou aux Etats-Unis, de Leone à Tarantino, on l’a dit, on redécouvrira une multitude de standards à côtés de raretés magiques, où l’on croise Bertolucci, Bellochio, Pasolini ou Verneuil qui côtoient Polanski, Lautner Almodovar ou de Palma, un parcours pour ce génie de la mélodie, génie de l’orchestration, génie de la musique à l’écran.

Henri Verneuil, Sergio Leone & Ennio Morricone

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