Erewän

Erewän

Rencontre au conditionnel avec Erewän pour la sortie de son premier album « How will all this ends », un auteur-compositeur-interprète dont les rêves musicaux sont évocateurs d’une personnalité déterminée et audacieuse au talent indéniable.

Quel artiste aurais-tu aimé être ?

Je pense à Keith Richards pour ce qu’il a apporté au rock en général. Loin d’être un virtuose au sens guitar hero (shred ou feeling de fou), il est cependant une machine à riff/gimmick et reste sans aucun doute une icône qui a vécu toute sa vie en faisant ce qu’il voulait. Il a survécu à toutes les modes, à tous les excès, à tous ses déboires judiciaires et a plutôt bien mené sa barque de décennies en décennies, de tournées en tournées. Bref j’envie autant que j’admire sa carrière et sa longévité.

Avec qui aurais-tu aimé collaboré ?

J’aurais adoré collaboré avec Bruce Springsteen ou Neil Young. Tous deux pour leur côté Songwriter d’une part mais aussi parce que tous deux ont su développer à parts égales dans leur musique ces deux aspects si chers à mon cœur et que je ne saurais départager (ça dépend des jours et des humeurs) : 

  • l’acoustique intimiste et chaleureux
  • l’électrique qui fait péter les watts et transporte les foules.

Quel serait pour toi le duo idéal ?

    – En tant que spectateur, et si on reste au conditionnel, je ne saurais que choisir tant les possibilités sont infinies.

D’un point de vue instrumental et virtuose j’ai été scotché par le « A night with Jordan Rudess and John Petrucci ». Voilà le genre de Duo idéal qui laisse les deux protagonistes exprimer tout leur potentiel. Ou j’aime beaucoup les sessions acoustiques entre Floor Jansen et Troy Donockley. Mais bon ces duos existent donc on n’est pas au conditionnel comme demandé dans la question.

    – En tant qu’interprète, d’un point de vue personnel, j’ai déjà trouvé mon compagnon idéal pour un duo, en la personne d’Alexandre Lamia de Nine Skies, c’est un musicien exceptionnel et un ami : quand on joue on se fait vraiment plaisir et tout semble facile tant on est sur la même longueur d’ondes. Affronter un live à ses côtés est toujours un moment agréable.

Quel serait pour toi le concert idéal. ?

Encore une fois, une réponse en deux temps. En tant que spectateur je l’ai déjà vécu mon concert idéal. On n’est donc pas au conditionnel. J’ai dû assister à plus d’une centaine de concerts et « Nightwish decades Tour » à Paris  reste pour moi le plus mémorable. Le formation actuelle (avec Floor et Troy) est parfaite à mes yeux. J’ai mis une semaine à redescendre sur terre ah ah.

Après, d’un point de vue personnel de musicien, et là pour le coup, on est bien au conditionnel, un concert idéal me permettrait d’être sold out face à une grande salle, genre « Zénith » (oui c’est un peu utopiste et alors ? ) et d’entendre le public chanter en choeur avec moi sur une de mes compos. Je pense que ce doit être une expérience émotionnelle très intense et donc un concert idéal. Surtout si tu es en osmose avec les musiciens avec qui tu joues.

Erewän

Quel serait pour toi le studio d’enregistrement idéal ?

Un studio où je ne serais pas dérangé, où je pourrai accueillir des guests comme à la maison et équipé de tous les instruments et micros dont j’ai besoin prêts à l’emploi (audio et midi). Donc assez spacieux quand même. Avec un ordi sur puissant pour ne pas ramer et qui contiendrait tous les plug in nécessaires à mes orchestrations et sons divers et variés (mais sur ce dernier point, je n’ai dèjà pas trop à me plaindre).

Quel serait pour toi la carrière idéale ?

J’envie des mecs comme Mark Knopfler (par exemple) qui ont connu le succès tout du long et même après de gros changements de cap. Se lancer en solo pour pratiquer la musique qu’il a voulu (assez loin de Dire Straits donc) sans se soucier de ce que les gens disaient. Donc une carrière longue et qui permet de passer sa vie sur ce qu’on aime faire, avec un public qui adhère. Une carrière qui t’apporte suffisamment de confort financier pour ne pas t’en soucier et qui par conséquent te laisse le temps de te consacrer à la création et à la musique. Ce n’est pas tant la notoriété que je trouve intéressante mais le fait de créer de la musique et des albums fédérateurs.

On parle bien sûr de carrière idéale et rêvée. 

En ce qui me concerne, déjà elle ne sera pas longue vu que je commence tard, quand à fédérer un public…tout reste encore à prouver ah ah. Le plus important pour la suite : continuer à s’exprimer, à créer et à partager. Notre époque consumériste permet paradoxalement un partage plus facilement accessible.

Quel serait pour toi le rêve musical le plus fou?

Créer un double concept album rempli de guests qui traverserait les décennies à venir. 

Pas très original j’en ai bien conscience mais on parle bien de rêve ah ah… Avoir des compos qui marquent les gens, n’est-ce pas le rêve de tout auteur-compositeur ?