La quête du son

Le guitariste moderne est en quelque sorte un croisé à la recherche du graal, recherchant la beauté et la pureté du son que produira son instrument, mission hautement sacrée dont seul le dévouement à cette noble cause donnera un salut à son âme.

En tant que musicien et surtout guitariste électrique (entre autres), la quête du son semble interminable. La guitare électrique depuis son invention évolue considérablement grâce à la technologie des ingénieurs et aux musiciens qui innovent avec elle, techniquement et musicalement. Il en résulte une recherche permanente du son unique, mystique, quasi-inatteignable.

Entre l’insatisfaction constante qui hante le musicien que je suis et l’expérimentation sonore passionnante (en plus d’un côté « geek » parfaitement assumé), je me retrouve sans cesse à vouloir faire évoluer mon son, à tester une multitude de matériels différents, démultipliant le nombre de possibilités tant les combinaisons paraissent infinies.

Ayant adopté la chaleur des lampes des grosses têtes d’amplis « hi-gain » depuis une dizaine d’années avec quelques pédales d’effets ainsi que la lutherie de mon ami Pierre-Marie Châteauneuf PMC Guitares, je m’en rapproche, je n’en suis pas très loin, mais je cherche encore ce son ultime. Peut-être qu’il n’existe pas ou que je l’ai déjà trouvé, mais n’y-t-il rien de plus beau que de parcourir un chemin dans une quête effrénée plutôt que d’arriver à bon port sans nouvel objectif ?

Le guitariste moderne est en quelque sorte un croisé à la recherche du graal, recherchant la beauté et la pureté du son que produira son instrument, mission hautement sacrée (ne dérangez pas un guitariste en train de faire ses réglages) dont seul le dévouement à cette noble cause donnera un salut à son âme.

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