The Flower Kings – Islands

The Flower Kings – Islands

(paru le 30 Octobre 2020)

Présentation

21 pistes en moyenne de 5 minutes chacune avec seulement un long morceau de 9 minutes, voilà une configuration plutôt inhabituelles car si le groupe nous a habitué aux double-albums, ce 14ème disque du groupe avec sa pochette signée par l’artiste majeur Roger Dean (qui s’est illustré avec les couvertures des disques de Yes et tant d’autres) annonce la couleur.

Circonstance

C’est dans un contexte de confinement quasi-mondial lié au coronavirus, qui sévit sur la planète avec l’annulation de toutes les tournées en cette année 2020, que The Flower Kings a enregistré ce double album un an après  un autre double album « Waiting for Miracles », quelle productivité me direz-vous ? Le groupe de Roine Stolt n’a jamais été aussi inspiré, en fait le groupe l’est depuis ses origines avec une constance que peu de gros fleurons du rock possède. A noter que l’album a été créé à distance, les musiciens habitant dans des pays différents, il a été enregistré chacun chez soi, le télétravail étant aussi de rigueur dans le Rock Progressif.

Concept

Pas de concept particulier pour cette album, le thème de l’isolement que suggère le titre « Islands » se voit exprimer dans les textes du groupes.

La musique

Avec 92 minutes au compteur, le groupe nous invite à un véritable festin royal dans lequel les musiciens démontre tout leur savoir-faire, des mélodies d’une finesse incroyable, des chorus de guitares bien amenés, des arrangements de claviers solaires (à l’instar du morceau « Solaris », seul épic de l’album), le tout emmené par une section rythmique qui flirte régulièrement avec le Jazz. La force du groupe réside à emprunter le chemin de nombreux styles sans jamais trahir son âme. Ballades Pop, Hard-Rock, Rock Progressif façon années 70, Jazz et même parfois Funk, le groupe enchaîne les thèmes avec une étonnante facilité. Contrairement à bien des albums vite écoutés et vite digérés, ce double demande de nombreuses écoutes avant d’en découvrir toutes les subtilités. A l’heure de la surproduction musicale avec la disparition annoncée du format album au profit de l’EP (5-6 titres de maximum 20-25 minutes) ou du single, le groupe fait preuve de résistance. La production bien que résolument rétro est très agréable car chaleureuse et parfaitement claire.

Disque 1 ou Disque 2 ?

Le disque 2 a ma préférence pour la densité et la richesse de ces thèmes là ou le disque 1 me semble moins étoffé et moins passionnant.