The Neal Morse Band – The Great Adventure

(Radiant Records – Metal Progressif – paru le 25 janvier 2019)

Présentation :

L’infatigable et prolixe Neal Morse nous revient avec la suite d’un autre double album (son format de prédilection). « The Great Adventure » est la suite du génial « The Similitude of a Dream », fort d’un line up exceptionnel et d’une source d’inspiration jamais tarie.

Circonstance :

La foi de Neal Morse est intacte et le multi-instrumentiste en profite pour nous livrer des albums de qualité depuis près de trois décennies maintenant, en solo et avec ces divers projets. Sa quête spirituelle et musicale est loin d’être terminée. Pour moi, Neal Morse est le génie actuel du Rock Progressif, même si moins expérimental et novateur que l’autre génie du genre Steven Wilson, toute sa musique me transcende, ce qui est moins le cas avec le fondateur de Porcupine Tree.

Concept :

L’album est le successeur de « The Similitude of of Dream », basé sur l’adaptation du livre du prédicateur baptiste John Bunyan « The Pilgrim’s Progress » (le Voyage du Pèlerin), roman controversé à l’époque de sa sortie en 1678 puisque l’écrivain fut emprisonné pour avoir violé le Conventicle Act (qui interdisait les rassemblements religieux à l’exception de ceux de la religion anglicane). Le récit rapporte les aventures de Christian, un homme ordinaire, depuis la « Cité de la destruction » jusqu’à la « Cité céleste » de Sion.

La musique : 

Rien de particulièrement neuf dans le style de Neal Morse, on y retrouve de grandes mélodies, des choeurs magnifiques et de superbes arrangements. Les envolées instrumentales sont légions également. Cela reste du Metal Progressif au sens noble du terme. Mike Portnoy est égal à lui-même avec un jeu au service de la musique du groupe, les claviers occupent une place importante au sein de l’album comme toujours mais avec un renouvellement des sons et quelques expérimentations inédites. Eric Gillette alterne riffs incisifs, arpèges somptueux et solos bien dosés. La voix de Neal Morse, reconnaissable entre milles, même s’il n’est pas un immense vocaliste, déploie une palette aux émotions variées. A noter que tous les membres du groupe chantent les choeurs mais aussi certains passages en solo, dont le claviériste Bill Hubauer qui nous avait déjà montré ses talents vocaux dans « The Great Experiment » et Mike Portnoy qui avait tenté quelques refrains dans Dream Theater avec un résultat mitigé, cette fois-ci convaincant.

Disque 1 ou Disque 2 ?

Le disque 1 me plaît davantage mais je dois dire que les deux sont à égalité sur la qualité, point de remplissage ici. Mon morceau favori étant le morceau « Ouverture » du premier disque, celui-ci devenant logiquement celui que je préfère.